Interlude de littérature

08 novembre 2019

Charles Perrault, Le chat botté,dans Contes, Le livre de poche, Classiques (résumé)

Perrault

 

Le chat botté (résumé)

 

A son décès, un meunier laissa ses biens à ses trois fils: le moulin à l' aîné, l'âne au second et le chat au benjamin. Le benjamin n'ayant pas de sous, pensa tuer son chat et le manger. Mais le chat lui adressa la parole et lui demanda un sac et une paire de bottes. A l'aide du sac, il captura un lapin et le porta au roi comme cadeau de la part de son maître, le marquis de Carabas. Il lui porta aussi d'autres gibiers pendant deux mois.

Un jour, le chat apprit que le roi devait se promenait le long d'une rivière avec sa fille. Il persuada alors son maître de se baigner dans cette rivière. Lorsque le roi passa près de la rivière, le chat commença à crier que son maître le marquis de Carabas était en train de se noyer. Le roi envoya ses Gardes pour le sauver.  Pendant ce temps-là, le chat s'approcha du ri et lui dit que des voleurs avaient emporté les habits de son maître. Le roi ordonna qu'on lui donne des habits et invita le marquis dans son carrosse. La fille tomba amoureuse de lui. Le chat les précédait et rencontrant des faucheurs dans un pré les obligea à dire au roi que ces terres appartenaient au marquis de Carabas. Ils obéirent. Le chat continuant son chemin rencontra des semeurs dans un champ de blé. Ils leur ordonna aussi de dire au roi que ces champs appartenaient au marquis de Carabas.  Ils obéirent.

Enfin le chat arriva au château d'un ogre où il fut bien reçu. L'ogre se ventait qu'il pouvait se transformer en n'importe quel animal. Il se transforma en lion et le chat eut peur. Il lui demanda de se transformer aussi en souris et le dévora aussitôt. Puis il sortit accueillir le roi qui était déjà à la porte. Voyant toutes les richesses que possédaient le marquis, le roi lui donna la main de sa fille. Et le chat devint grand seigneur.

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01 novembre 2019

Grimm, Hansel et Grethel, dans Contes, Tome1, Classiques (résumé)

Grimm

 

 

 

 

Hansel et Grethel (résumé)

 

Il était une fois, un pauvre bûcheron qui avait deux enfants: Hansel et Grethel. Craignant la famine, l'épouse du bûcheron, belle-mère des enfants, le convainquit de les perdre dans la forêt. Hansel entendant leur plan, ramassa de petits cailloux blancs et marqua le chemin: aussi la tentative des parents de le perdre échoua.Mais la belle-mère poussa à nouveau son époux à abandonner ses enfants. Cette fois Hansel sema des miettes de pain derrière lui mais les oiseaux les mangèrent.

Errant dans la forêt, Hansel et Grethel trouvèrent une maison appétissante,faite en pain, couverte des gâteaux avec des fenêtres en sucre. Un vieille femme surgit de la maison et les invita à entrer et leur prépara un bon festin. Cependant la vieille était une sorcière qui attirait des enfants afin de les manger. Ainsi elle enferma Hansel dans une cage et fit de Grethel sa servante. Grethel devait cuisiner afin d'engresser son frère. Chaque jour la sorcière voulait toucher le doigt de Hansel pour vérifier s'il avait grossi. L'enfant, profitant du fait qu'elle était à moitié aveugle, lui tendait un os à la place. Ayant l'impression que Hansel ne grossissait pas, la sorcière impatiente, décida de le manger. Alors elle demanda à Grethel de rentrer dans le four pour voir s'il était assez chaud? Mais Grethel fit semblant de ne pas savoir comment s'y prendre. La sorcière s'apprêta à lui montrer, Grethel la poussa et referma vite la porte du four. La sorcière fut carbonisée. Les enfants prirent tous les joyaux qui se trouvaient dans la maison et décidèrent de rentrer chez eux.

Ils arrivèrent à une rivière profonde qu'ils ne pouvaient pas traverser. Grethel demanda de l'aide à un canard blanc et ils purent, enfin,rentrer chez eux.

 

 

 

 

 

 

 

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31 octobre 2019

Marie-Catherine d'Aulnoy, Finette Cendron, dans Contes, Classiques abrégés (résumé)

 

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Finette  Cendron (résumé)

 

Il était une fois, un roi et une reine qui se trouvèrent ruinés et furent obligés à gagner seuls leur pain. La reine décida de vivre de gibier et de poissons et de mener loin leurs trois filles paresseuses et de les perdre. La cadette entendit leur plan et alla chez sa marraine demander de l'aide. Elle lui donna un peloton, grâce auquel les filles trouvèrent le chemin de retour vers la maison.

La reine parla de nouveau au roi de son projet de les perdre et Finette entendue le plan et alla chez la marraine. Celle-ci lui donna un sac de cendre, un sac avec des robes et une boîte avec des diamants. Suivant les traces de ses pas imprimés dans la cendre, Finette et ses soeurs retrouvèrent le chemin vers la maison.

La reine les abandonna encore une fois dans les bois mais les filles ne retrouvèrent plus le chemin de retour. Montant dans un arbre, elles virent un château et allèrent frapper à la porte. C'était le château d'un ogre et sa femme les ouvrit. Elle demanda à l'ogre la permission de garder les filles comme servantes. L'ogre accepta.

Finette voulut cuire du pain, fit chauffer le four et demanda à l'ogre d'y entrer pour vérifier la température. Elle ferma vite la porte du four et l'ogre brûla dedans. L'ogresse fut affligée. Alors pour la consoler les filles lui proposèrent de la coiffer et Finette lui coupa la tête avec une hache.

Ainsi elles devinrent maîtresses du château. Les soeurs de Finette voulant se marier, allaient tous les soirs au bal. Finette devait rester à la maison s'occuper du ménage.

Mais un jour elle trouva dans les cendres une petite clé d'or et put ouvrir avec elle un coffre qui contenait de belles robes et des bijoux. Elle s' habilla, se para de beaux diamants et alla au bal où elle surpassa toutes les dames, en beauté. Ses soeurs ne la reconnurent pas. Finette allait chaque soir au bal et rentrait avant elles.

Un soir étant pressée, elle perdit une mule. Le fils aîné du roi, allant à la chasse trouva la mule et voulut épouser la fille qui pourrait la chausser. Beaucoup de jeunes filles l'essayèrent mais elles avaient des pieds trop grands. Finette s'habilla avec une belle robe et alla essayer la mule. Elle lui allait parfaitement et le fils du roi l'épousa après avoir écouté sa malheureuse histoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2019

Jean-Claude Grumberg, Mange ta main,Actes sud- papiers, collection "Heyoka jeunesse (résumé)

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Jean-Claude Grumberg est un dramaturge né en 1939 à Paris. Son père est mort dans les camps d'extermination nazis et son oeuvre dramatique fait écho aux thèmes de la déportation des Juifs et de la Shoah. Mais il écrit aussi de petite pièces pour les enfants, comme Mange ta main.

 

 Mange ta main (résumé)

 Dans cette version théâtrale moderne, le petit Poucet épouse Marie-Léonie, la plus jeune fille de l'ogre et ils ont sept enfants, après quoi leur couple entre dans une période de crise. Alors ils se rendent chez une conseillère conjugale, Suzanne Zonzon.

Elle leur pose des questions. Pour les aider à se réconcilier, elle a besoin de connaître leurs enfances, de savoir comment ils se sont connus, s'ils ont des enfants.

Le petit Poucet raconte qu'il n'a pas eu une enfance heureuse: lui et ses frères ne mangeaient que des cailloux. Et puis un jour, ils se perdirent dans la forêt et en marchant arrivèrent à la maison de l'ogre. L'ogresse les cacha sous le saloir à viande. Alors qu'elle faisait manger ses filles, l'ogre rentra. Apeurée, Marie-Léonie fit tomber sa cuillère. En se penchant pour la ramasser, elle rencontra le regard du petit Poucet qui lui fit un clin d'oeil. Ainsi naquît leur amour.

Marie-Léonie, avant l'arrivée du petit Poucet, avait eu une enfance heureuse: elle et sa famille mangeaient de la chair humaine, des veaux, cochons de lait, agnelets, lapereaux, poussins, canetons. Elle et ses soeurs avaient aussi, parfois, connu la faim. Alors lorsqu'une d'entre elles disait:" Maman j'ai faim", leur mère répondait:" Mange ta main et garde l'autre pour demain".

Le soir où le petit Poucet et ses frères arrivèrent chez eux, tout bascula.

L'ogre les découvrit sous le saloir mais décida de les manger plus tard. L'ogresse les fit coucher dans un lit près de ses filles. Le petit Poucet, très malin, échangea leurs chapeaux avec les bonnets de nuit des filles. L'ogre, impatient, alla pendant la nuit couper la gorge des têtes coiffées des chapeaux et descendit aussitôt les corps à la cuisine. Prenant conscience de son erreur, il devint fou. L'ogresse se dépêcha de recoudre la tête de Marie-Léonie, sa fille préférée, mais elle la cousit à l'envers. Poucet s'enfuit avec ses frères, prit le vélo magique de l'ogre, distribua son courrier et devint son suppléant. Il rendait souvent visite aux ogres, et un jour il demanda la main de leur fille, Marie-Léonie. Elle eut sept enfants avec Poucet et pas du tout le temps de penser à ses malheurs. 

Mais depuis quelque temps, elle ne parle que de sa cicatrice et de son passé, elle ne se sent pas bien dans sa peau. Poucet, lui, veut qu'elle cache sa cicatrice et qu'elle arrête de ressasser le passé. Si elle veut partir, qu'elle " dégage".

La conseillère écoute leur histoire, s'interpose lorsqu'ils veulent se battre, leur parle de la responsabilité qu'ils ont envers leurs enfants. Elle constate qu'ils ne s'écoutent pas, qu'ils s'insultent réciproquement et qu'ils sont prêts à se séparer.

Alors elle les conseille de faire chacun un petit effort pour se faire plaisir: que Marie-Léonie mette un ruban pour cacher sa cicatrice et que Poucet, lui, fasse un petit clin d'oeil quand il la voit triste. "L'amour est la meilleure pommade pour guérir les cicatrices du passé ", dit elle.Enfin ils s'en vont contents; la conseillère les entend même bécoter.

Entre, ensuite, Barbe bleue; Peau d'Anne téléphone pour prendre un rendez-vous et puis enfin les derniers clients sont: le prince avec sa Cendrillon. Madame Zonzon les pousse dehors; elle a de l'inspiration pour écrire un conte de fées. Est-ce bien ce conte, cette version moderne de Petit Poucet?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2019

Madame d'Aulnoy, L'oranger et l'abeille,dans L'oiseau bleu et autres contes, Seuil, 2002 (résumé)

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Madame d'Aulnoy, issue d'une famille noble, contemporaine de Charles Perrault, écrit des contes littéraires. Le conte de fées littéraire proscrit les détails triviaux cultivés par le conte populaire. Par ailleurs, la conteuse restreint l'univers social de ses intrigues au milieu exclusif des rois et des princesses.

 

 L'olivier et l'abeille

Il était une fois un roi et une reine qui après de longues attentes eurent enfin un enfant: une fille qu'ils nommèrent Aimée. Un jour, elle se promenait avec sa nourrice, dans un bateau, sur la mer. Une tempête éclata, le bateau coula et le berceau avec Aimée fut jeté sur le rivage d'un pays habité par une famille d'ogres. L'ogresse la trouva, et touchée par sa beauté, décida de la garder, la nourrir afin de la marier plus tard avec son ogrelet.

Aimée grandit et devint très belle et généreuse. Un jour elle découvrit un jeune prince blessé sur le rivage. Elle le cacha dans un rocher et elle lui y apportait de bons repas. Quelques jours plus tard, sur le trajet de retour à la caverne où habitaient les ogres, elle se perça le pied avec une grosse épine, de sorte qu'elle ne pouvait plus rejoindre le prince. Inquiété, celui-ci partit à sa recherche et trouva la caverne. L'ogre voulut le dévorer aussitôt, mais Aimée le pria de le garder pour le jour de sa noce avec l'ogrelet. Le prince fut , donc renfermé dans un trou avec les ogrelets et attendait passivement, le jour de sa mort.

Alors, la princesse décida d'agir: elle vola la baguette magique de l'ogresse et s'enfuit avec le prince. Afin de s'échapper de l'ogresse et puis de l'ogre qui étaient à leur poursuite, ils se transformèrent trois fois grâce à la baguette magique: d'abord en barque et batelier, puis en tableau et nain et enfin en oranger et abeille.

Un voyageur passant près d'eux ramassa la baguette et ils perdirent tout espoir de reprendre leur forme humaine. L'histoire s'achève avec l'arrivée d'une fée qui désenchante leur envoûtement. Ils reprennent leur forme humaine et se marient après avoir retrouvé leur royaume.

 

 

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28 octobre 2019

Jean-Claude Mourlevat, L'enfant océan, PKJ. ( résumé)

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Après avoir enseigné l'allemand pendant quelques années, Jean-Claude Mourlevat s'est tourné vers sa passion: le théâtre. D'abord comme comédien, ensuite comme formateur, puis comme metteur en scène? Depuis peu, il se consacre aussi à l'écriture des livres pour la jeunesse, des romans pour adultes et à la traduction.

 

L'enfant océan est une réécriture romanesque moderne du Petit Poucet de Charles Perrault.

Yann, le héros de ce roman, est un garçon de dix ans, qui habite une ferme près de Périgueux.Son rêve le plus cher est d'aller voir l'océan.

Alors, au milieu d'une nuit de novembre, il décide de s'enfuir de la maison avec ses six frères jumeaux deux par deux, de 11, 13, et 14 ans. Ils se mettent tous à marcher au long de la chaussée, vers l'ouest, vers l'océan, sous une pluie battante. Un chauffeur les prend, par pitié dans son camion mais il s'arrête près d'un stade et va à la Gendarmerie pour les dénoncer. Pendant ce temps, les enfants, ayant compris ses intentions, quittent le camion et se cachent sous les gradins du stade.

Le lendemain, ils poursuivent leur chemin à pied jusqu'à la gare de Périgueux, en suivant les rails. Ensuite, ils prennent le train jusqu'à la gare de Bordeaux et de là, enfin, un épicier les prend dans sa fourgonnette jusqu'à une villa située au bord de l'océan. Après avoir vu l'océan, fatigués, ils rentrent frauduleusement dans cette villa inoccupée, pour se reposer. Mais le propriétaire est informé de leur délit et il les y enferme, pour les punir.

Heureusement que Yann trouve, dans un tiroir un téléphone qui les sauve. Une ambulance les conduit à l'hôpital. Seul Yann s'échappe et on le retrouve sur le pont d'un cargo se dirigeant vers l'ouest.

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08 octobre 2019

Maria Montessori, L'enfant

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Maria Montessori(1870-1952) est une des premières femmes diplômées de médecine, en Italie.

Ayant l'intuition que les problèmes des enfants déficients étaient moins d'ordre médical que pédagogique, elle a fait des études de psychologie et de philosophie et a décidé  de s'occuper d'enfants normaux d'âge préscolaire, pour lesquels elle a créé une méthode pédagogique nouvelle.

Elle a formé des enseignants, a fondé des écoles Montessori dans le monde entier et  a fondé l'Association Montessori internationale( AMI).

Dans L'enfant,ce court livre de deux cents pages, Maria Montessori expose, dans un style clair, son nouveau regard sur le jeune enfant de 0 à 6 ans et sa nouvelle méthode d'éducation, fondée sur "le respect de la personnalité de l'enfant".

L'enfant étant inerte à la naissance, on a longtemps pensé  qu'il était vide de toute vie psychique. Et l'adulte, lui, s'est imaginé accomplir de l'extérieur une oeuvre créatrice, en donnant à l'enfant des directives afin de développer son intelligence, ses sentiments et sa volonté.

En fait, le corps fragile du nouveau né emprisonne une âme ou "embryon spirituel"qui cherche à croître selon un plan psychique. Sa croissance implique un travail minutieux, dirigé par des instincts guides. Pendant cette période de 0 à 6 ans, l'enfant fait des acquisitions importantes, fondamentales: ainsi il apprend la langue sans maître, sans se fatiguer. Après cette période, les acquisitions intellectuelles sont dues à une activité réflexe, à un effort de volonté.

En réalité, l'adulte ne peut rien de l'extérieur pendant cette période. Souvent, son intervention brutale contrarie ce plan. Ainsi les caprices de l'enfant de cette période sont l'expression d'une perturbation interne, d'un besoin insatisfait, ils représentent une tentative de défense de l'âme. Nous n'avons pas une hygiène psychologique à offrir à l'enfant. En général, il croît dans une ambiance spirituelle d'orgueil, de cupidité, de colère...

Maria Montessori constate que le petit enfant est sensible à l'ordre, besoin qui lui permet de distinguer les rapports entre les choses et de construire le sens d'orientation. Si l'homme avait seulement connaissance des objets et non des rapports entre eux, il se trouverait dans un chaos sans issue.

Pendant la période sensible , l'enfant, fin observateur, enregistre activement les images de son ambiance grâce à une impulsion intérieure. Les images enregistrées s'organisent tout de suite au service du  raisonnement qui germe peu à peu.

Les obstacles que l'adulte place devant le développement de l'esprit de l'enfant sont assez fréquents. Ainsi, l'enfant est emprisonné dans son lit à barreaux et obligé de dormir au-delà de ses besoins; on le berce et on l'endort artificiellement, par suggestion.

Aussi l'enfant a besoin de beaucoup marcher mais à son rythme lent, afin de conquérir l'equilibre et la sécurité. Il adore l'escalier et les obstacles.

La main est l'organe exécutif de l'intelligence. L'enfant a besoin de toucher les objets et il ne le fait pas au hasard mais pour apprendre. Il cherche à organiser ses mouvements en obéissant aux impulsions intérieures. Il est important que l'enfant choisisse et exécute ses gestes. Il veut imiter les actes de  l'adulte (se laver, se peigner...) mais commence par agir avec des buts à lui, employant les objets de façon inintelligible pour les adultes.

Enfin, l'adulte tend à se substituer à l'enfant dans les actions de ce dernier, devenant ainsi l'obstacle le plus puissant au développement de son esprit. L'enfant doit exécuter ses activités, tout seul et à son rythme, guidé par un adulte calme, patient.

 

La méthode d'éducation de Maria Montessori se caractérise par l'importance attribuée à l'ambiance matérielle( petites chaises, tables, commodes adaptées à la taille de l'enfant) , à la figure du maître ( sans chaire, sans autorité, presque sans enseignement se satisfaisant de voir l'enfant agir et progresser tout seul) et par le respect de la personnalité de l'enfant devenu le centre de l'activité, apprenant tout seul, libre dans le choix de ses occupations et de ses mouvements.

La préparation que cette méthode exige du maître est l'examen de ses défauts et le renoncement à l'autorité tyrannique. Il doit chasser de son coeur la colère et l'orgueil.

Cette méthode de Maria Montessori est issue de ses observations sur un groupe d'enfants pauvres abandonnés, peureux et timides, avec lesquels elle avait travaillé en 1906.

Avant de procéder à toute tentative d'éducation, selon sa méthode,  il est nécessaire d'assurer d'une part des conditions extérieures, favorables: ambiance adaptée, maître calme et humble, matériel scientifique. D'autre part l'activité de l'enfant faisant surgir les caractères normaux, est celle concentrée sur un travail et s'exerçant sur un objet extérieur avec des mouvements de la main, guidés par l'intelligence.

Alors surgissent certains phénomènes ayant un mobile intérieur, tels que " la répétition de l'exercice", et "le libre choix".Et l'enfant apparaît illuminé par la joie. C'est son choix, qui, désormais, guidera tout; c'est lui qui répond avec transport à certaines expériences , telles que le silence; il s'enthousiasme pour l'enseignement qui lui ouvre la voie de la justice et de la dignité. Il nous montre aussi que l'ordre et la discipline sont pour lui des besoins naturels, vitaux. Par contre,  il refuse les récompenses, les bonbons, les jouets.

 

En conclusion, l'enfant cherche dans son ambiance, les éléments capables de nourrir son esprit et l'activité le nourrit. Si l'adulte se substitue à l'enfant et fait son travail ,alors tout se ferme et dévie en lui. Ainsi son intelligence qui aurait dû se construire à travers les expériences du mouvement, fuit vers la fantaisie. L'enfant devient cet être vide, capricieux, ennuyé, son attention étant attirée par les choses qu'il désire posséder. L'enfant dévié exige de l'adulte qu'on lui achète des choses; ainsi il s'attache souvent à l'adulte et devient dépendant de lui. La peur de l'enfant, ses mensonges, même ses dérangements physiques comme la gourmandise, le refus de manger sont des déviations. Souvent l'adulte est autoritaire avec l'enfant, a du mépris pour lui, le dérange dans son travail, dispose de lui sans le consulter. Alors l'enfant se décourage et se forme en lui le complexe d'infériorité.

Finalemement, le mouvement, est le facteur essentiel dans la construction de l'intelligence qui se nourrit et vit des connaissances prises dans l'ambiance extérieure. On dit que le mouvement est le trait d'union entre l'esprit et le monde. Toutes les fonctions du corps sont indépendantes de la volonté, par contre les fibres musculaires, sans ordre, n'agissent pas. L'impulsion naturelle de l'enfant est de perfectionner cet instrument (les muscles) sans lequel il n'est rien. C'est aussi par le mouvement que sa volonté se construit.

L'instinct guide qui pousse l'enfant à observer avec minutie son ambiance engendre l'amour ; et cet amour emplit la conscience de l'enfant. Ce dernier entend souvent dire autour de lui: " Il faut enseigner aux enfants à aimer". Mais qui donc le lui enseignera? Qui sera ce maître d'amour? Celui qui traite de caprices toutes les manifestations de l'enfant et qui lui demande de renoncer à la commande du moteur intérieur qui le construit?

Il est évident qu'il ne pourra être ce maître d'amour. C'est au contraire l'enfant qui l'aime. Et l'adulte passe à côté de cet amour sans s'en apercevoir? Et ce petit être qui nous aime grandira et partira. Qui donc nous aimera jamais comme lui? Qui nous appellera jamais , sur le point d'aller se coucher, en disant; "Reste .." Et qui aura un pareil désir de nous regarder, simplement pour nous voir?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2018

Brève histoire de la langue française

 

 

Les Gaulois, ancêtres des Français, s'établissent sur notre territoire au premier millénaire avant J.C. Il ne subsiste de leur langue, le gaulois, qu'une centaine des mots concernant la vie à la campagne (charrue, sillon, chêne...)

Les Romains commencent la conquête de la Gaule en 120 avant J.C et la terminent en 52 avant J.C, lorsque Vercingétorix est assiégé et exécuté dans la ville d'Alésia. Tous les Gaulois se mettent à parler le latin; on continue à parler encore le gaulois dans les campagnes. L'occupation romaine va durer environ 500 ans.

Au milieu du IIIème siècle les Francs, les Alamans, peuples migratoires, traversent la Gaule et en passant, ils pillent et terrorisent la population. A la fin du siècle l'empereur Constantin rétablit la paix et réorganise la Gaule. En 313 l'empereur Constantin se convertit au christianisme qui devient religion officielle de l'Empire. Le latin devient langue de la messe dans l'Empire.

A la fin du Vème siècle une deuxième vague de peuples migratoires( les Huns, les Vandales, les Wisigoths...) envahissent la Gaule, l'Espagne, l'Italie: en 476 ils détrônent le dernier empereur romain. C'est la chute de l'Empire romain d'Occident. 

Les Francs, qui parlent une langue germanique, sont installés au nord-est de la Gaule depuis le IVème siècle et font carrière dans l'armée romaine. A la la fin du Vème siècle Clovis, descendant des rois francs, profite du désordre créé par les peuples migratoires et s'empare de la Gaule et se proclame roi. Il se convertit, aussi, au christianisme.

Les rois francs parlent les deux langues, le germain et le latin jusqu'au Xème siècle, mais comme les Gaulois sont plus nombreux que les Francs, le latin l'emporte et reste la  langue principale. La langue germanique des Francs a eu une influence sur le latin, sur sa prononciation, sur le vocabulaire. Son influence a été si importante qu'elle a contribué à la formation de deux zones: la zone de la langue d'oïl, au nord, où Clovis a bâti son royaume et la zone de la langue d'oc, au sud. Entre ces deux zones, autour de Lyon, de Grenoble se situe une troisième zone qui a subi une double influence, germanique et latine.

Le latin parlé par le peuple en France évolue et s'éloigne tellement du vrai latin que les fidèles ne comprennent plus leurs sermons. En 813 on recommande aux prêtres de traduire leurs sermons en" langue romane rustique" ou " en latin des illettrés". Ce latin des illettrés devient la langue française officielle du royaume. Les Serments de Strasbourg (842), acte par lequel les petits fils de Charlemagne se partagent son empire, est le premier texte écrit en langue française ou en ancien français.

De ce latin parlé en Gaule avec l'accent gaulois et évolué au contact de la langue germanique sont nés les dialectes: le picard; le gascon, le limousin...

A la Renaissance, en 1539, François 1èr décide par l'ordonnance de Villers-Cotterêt, de remplacer dans l'administration et dans les tribunaux, le latin par le français.

Au XVIIème siècle, le français devient l'instrument du pouvoir absolu et Richelieu crée l'Academie française en 1635 .Celle-ci rédige le premier dictionnaire et la première grammaire.

Au XIXème siècle, en dehors de la capitale on parle le patois. Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique, instaure en 1880 l'école laïque, gratuite et obligatoire, dans laquelle l'enseignement se fait en français et l'usage du patois se raréfie.

Au XX siècle la radio et la télévision ont contribué au triomphe du français.

En conclusion, l'histoire de la langue française est celle de l'évolution du latin parlé en Gaule et de son enrichissement constant, au contact des langues voisines (italien, anglais, espagnol, portugais, arabe).

 

Bibliographie: Pascale Cheminée, Le monde des mots, édition Circonflexe, 2009

 

 

 

 

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16 novembre 2018

La préhistoire

 

 

   

Grâce aux nombreuses fouilles et découvertes archéologiques, on a pu émettre, sur la Préhistoire, des hypothèses. D'après celles-ci, la Préhistoire commence avec l'apparition des premiers ancêtres de l'homme en Afrique, il y a au moins 3 millions d'années. Elle s'achève avec la découverte de l'écriture en Mésopotamie 3500 ans avant la naissance de Jésus Christ.

    La préhistoire se divise en deux périodes: le paléolithique (l'âge de la pierre taillée) et le néolithique (l'âge de la pierre polie).

    L'homme habilis (adroit), considéré comme le premier représentant de l'espèce humain, vivait dans des abris rudimentaires, se nourrissait essentiellement de racines, de baies sauvages, d'insectes ou de coquillages. Il pratiquait la cueillette. Il se servait d'outils en pierre taillée pour dépecer les cadavres d'animaux. Il vivait en petits groupes qui se déplaçaient pour chercher leur nourriture. Il était donc nomade.

    Ensuite est apparu l'homme érectus (debout) qui était un grand voyageur. Il perfectionna ses outils et découvrit le feu qui lui permettait de cuire la viande et la rendre ainsi plus digeste et de se réchauffer. Il commença à vivre à proximité des lacs ou des rivières dans des huttes. Il découvrit la lance, le propulseur lui permettant de chasser le mammouth, le bison, le renne.

    Enfin est apparu l'homme sapiens, ancêtre direct de l'homme moderne. Il dressait des sépultures; il inventa l'art ( il sculptait l'os, il peignait les parois des grottes).

    Vers l'an 10 000 avant Jésus Christ débute le néolithique (l'âge de la pierre polie). L'homme commença à cultiver la terre, à domestiquer les animaux. Il se sédentarisa et habitait des villages. L'amélioration des outils, l'invention du tissage, de la poterie, ou de la roue permirent le développement des premières grandes civilisations, notamment au Moyen-Orient.

    L'invention de l'écriture en 3500 av. J-C mit fin à la Préhistoire. Et l'Histoire commença.

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02 août 2018

Alan Watts, Face à Dieu

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  Dans ce livre érudit, Alan Watts plaide en faveur d'un renouvellement du christianisme actuel qui néglige l'élément mystique ou la prise de conscience de l'union avec Dieu.

Avant Jesus, pour les religieux juifs  Dieu, le Créateur est séparé de ses créatures.

 Jésus démolit cette croyance. Il fait une expérience mystique: il prend conscience spontanément, de sa filiation divine. Puis il transmet autour de lui cette vérité spirituelle abstraite, inscrite ensuite dans les Evangiles, par le biais des paraboles.

Le christianisme, fondé par Jésus, s'impose et devient religion officielle de l'Empire romain.

Cette religion est comparable à une petite amande.

L'homme médiéval n'y voit que la coquille; il en a une compréhension infantile, extérieure, symbolique.

A la Renaissance, le protestantisme adolescent brise la coquille ou le système des symboles mais il ne se soucie pas du fruit ou l'élément mystique.

Aujourd'hui, nous entrons dans l'âge adulte ou mystique de la compréhension de la religion chrétienne grâce aux mouvements mystiques( le bouddhisme, l'hindouisme..) qui émergent partout.

 

Depuis la fondation du christianisme, pour le théologien, l'union avec Dieu est un but atteint rarement, par des efforts propres.

Seuls les mystiques ont compris que l'union avec Dieu est un fait, un don; il ne nous reste qu'en à prendre conscience c'est-à-dire avoir conscience sans juger, sans commenter, de ce qui se passe à l'instant, aussi en dehors de nous qu'en dedans. L'union avec Dieu se consomme ici et maintenant. Il faut vivre dans le présent, comme les enfants.

La prise de conscience de l'union avec Dieu donne à notre vie un profond climat d'amour, de joie et de paix.

 

Aujourd'hui, les gens rejettent les rituels, les prières, les doctrines, les préceptes ( ou la foi symbolique): ils veulent trouver  Dieu, ils veulent être remplis de son énergie créatrice afin que leur existence ne soit pas vide, dépourvue de sens.

 

Il en résulte que le but et le sens de l'existence de l'homme n'est ni le pouvoir, ni le plaisir physique ni la richesse matérielle mais la prise de conscience de l'union avec Dieu.

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