Révision brevet 1 : ensemble des nombres
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L'émotion fait encore vibrer mes ailes de papillon alors que je retrouve les hauteurs de la mezzanine. Près d'une tour d'échecs monumentale en émaux de Briare façonnée par un artisan d'exception se tient Violette. Elle s'apprête à nous dévoiler les secrets des pièces posées sur le damier de marbre. ,
Elle nous conte une oeuvre iconique de l'artiste Stani Jan Borowski . Devant nous , sculpté dans un verre massif, travaillé à chaud , se dresse un couple impérial : " King & Queen ". Les deux monarques partagent un destin unique, soudés l'un à l'autre par un grand coeur rouge sombre, symbole d'un amour éternel et fusionnel. Ce coeur est leur bouclier garant d'une défense mutuelle et indéfectible face aux assauts adverses.
Elle nous conte ensuite les trois créations de Vlastimil Jancek, virtuose du verre optique et de la taille à facettes. Là , le travail est minimaliste, géométrique et architectural. Regardons le " Fou" paré de verre d'un bleu profond qui capte la moindre lueur, au-dessous une nappe de verre noir qui apporte une profondeur graphique, reposant sur une masse de verre transparent. Cette pièce , fine et élancée , telle une flèche prête à fendre l'échiquier en diagonale. Regardons , ensuite deux " Tours ", l'une rouge, l'autre bleue matérialisant la dualité chromatique du jeu d'échecs. Leurs formes cubiques , aux larges entailles emprisonnent la lumière pour mieux les sculpter. D'autres cases du damier sont occupées par des pions avec une base en verre surmontée d'un oeuf de bois, à la Dali, serti de décorations métalliques.
Sur cet échiquier , la partie est toujours gagnante : l'art fait ECHEC au temps et ne dit pas MAT à la beauté.
Rendez vous pris pour l'épisode 15 du conte ART en Bourboulie où sera question des 15 ans d'exostence du musée.
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Quittant la mezzanine , mes ailes de papillon me mènent vers la voix de Daniel. Ses mots sont pour conter une oeuvre née des mains de deux géants de Murano : le prestigieux Gino Cenedese et le "Michel Ange " du verre Pino Signoretto, capable de sculpter la matière massive à chaud avec une virtuosité divine.
L'oeuvre est SALOME.
Son corps de verre massif, délicatement soupoudré d'or possède une texture intemporelle , puisque sacrée, Un voile bleu pailleté d'éclats dorés, s'enroule autour d'elle comme un ruban de lumière , s'élançant de ses pieds pour s'envoler bien au-delà de ses bras levés.
Daniel nous commente ce miracle de feu : une prouesse technique absolue; pour figer la silhouette il a fallu refroidir le corps de cristal juste assez pour qu'il garde sa forme, tandis qu'un assistant , en bout de canne menait une masse de verre brûlante et fluide : en quelques secondes , d'une célérité incroyable , le maître a étiré ce ruban à la pince, défiant le temps et la gravité.
La mythologie biblique raconte que Salomé retira ses 7 voiles un à un , devant le roi Hérode , dans une danse d'une sensualité hypnotique . Ici, la sculpture ne laisse que le dernier voile, les autres sont à son pied. C'est le moment paroxystique où le tissu de verre semble s'envoler , devenant une liane de clarté guidant notre regard du bas vers le haut.
Le contraste entre ce pied figé sur un socle, carré , massif, noir et ce corps de Salomé scintillant d'or s'élevant vers la lumière de la vitrine en une rotation lente du support...
Mon imagination de papillon m'invite à penser que ce septième voile aura l'art de synchroniser sa chute progressive avec celle de Salomé, comme le clap de fin d'un "END" au Septième Art.
A bientôt pour poursuivre ce récit " papillonnesque " dans l'épisode 14 du conte ART en Bourboulie.
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Me voici de retour sur la mezzanine, là où Violette tisse des mondes avec des mots. Son récit m'enveloppe et m'emporte loin de La Bourboule, sur les traces du verre fusionné et émaillé, là où la peinture narrative devient à la fois textile et graphique. Devant moi se dresse " CACHEMIRE " une oeuvre magistrale de la verrière ANNA ELIAS.
Tout commence par un souffle. Une silhouette de vase persan prend forme , d'une couleur bleu foncé qui rappelle la pureté d'une nuit d'Orient. Sur cette toile de verre , Anna Elias peint , dans un émail texturé , des arabesques serrées en forme de feuilles de cyprès courbées qui imitent avec une finesse exquise les broderies indiennes les plus précieuses.
Chaque teinte choisie par l'artiste est une escale sur la route de la Soie. L'or y brûle pour évoquer la lumière et la richesse , le bleu clair y symbolise l'immensité de l'eau et du ciel diurne, le rouge y éclate comme un hymne à la passion et à l'amour. En cette farandole de couleurs , le blanc y brille pour une multitude de picots comme des étoiles.
Le bord sommital du vase , parfaitement plat, est cerclé de rondes de petite points représentant fidèlement chaque nuance d'émail utilisée par l'artiste.
Devant tant de beauté , le simple visiteur que je suis prêterait volontiers mes ailes à Anna, pour qu'elle me vête , le temps d'un vol, d'un cachemire issu des Contes de Mille et Une Nuits.
Rendez vous est pris pour l'épisode 13 du conte ART en BOURBOULIE.
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Me voilà toujours papillon, planant au rez-de chaussée, là où Daniel insuffle la vie au secret de la matière. Aujourd'hui son récit ranime l'esprit d'un géant : le maître verrier JEAN-CLAUDE NOVARO.
J'apprends , au gré des mots, le destin de cet adolescent entré apprenti à 14 ans à la verrerie de Biot auprès de Eloi Monod, pour devenir en quelques années seulement maître verrier , avant de fonder son propre atelier . Un génie précoce, dont les mains allaient dompter le feu.
Daniel présente deux flacons , l'un s'élance à 50 cm de hauteur , l'autre plus discret , n'en mesure que la moitié. Ils hébergent une innovation majeure de l'artiste : la LUMINESCENCE.
Pour réussir ce prodige , Novaro a agit en alchimiste . Il a emprisonné , entre des couches de verre brûlant , des poudres d'oxydes et des aluminates de strontium, dopés à l'europium - une véritable " ordonnance médicale " de physicien !
Le jour , ces poudres " luminescentes " s'abreuvent de la clarté , excitant les photons. La nuit, elles restituent cette énergie accumulée sous la forme d'une lueur visible. C'est le verre qui veille.
Daniel soulève le plus petit flacon dans ses mains gantées. A la lumière , le verre transparent révèle une multitude de points blancs , comme une constellation endormie qui attend la nuit. Il nous montre ensuite une photographie , celle des deux flacons capturés en pleine nuit, une clarté jaune-vert qui défie les ténèbres jusqu'au matin.
Daniel cite Zola : " Il y a deux personnes dans un artiste , le poète et l'artiste. "
Nous avons évoqué ci-dessus le poète, évoquons l'artisan capable de façonner un bloc de verre monumental de près d'une demi tonne pour l'aéroport de Nice dont la recuisson , dans un four sur mesure , a nécessité plusieurs semaines.
Avec nostalgie Daniel exprime son regret de n'avoir pas fait l'effort d'une rencontre avec Novaro quand le destin lui en offrait la chance.
Moi, " Fleur sans tige, qui voltige " comme le murmurait Gérard de Nerval, je déploie mes ailes pour aller vers un nouveau rendez vous , celui de l'épisode 12 du conte ART en BOURBOULIE.
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" Déconstruire pour construire , "quête infinie pour que l'oeuvre, enfin, soit enchantement...En entendant Daniel dire ces mots, en bas, j'ai applaudi des deux ailes, avant de m'élever d'un souffle vers la mezzanine.
La-haut , Violette parle de liberté , d'expérimentations , d' amour vibrant pour les couleurs et leurs reflets. Elle nous parle de Jean-Paul van Lith- céramiste, peintre, verrier. Devant nous, une armada de cinq sculptures de bateaux. Cinq vaisseaux immobiles qui symbolisent, au fond, notre plus beau voyage intérieur.
Violette nous invite à observer la matière. On y devine la main de l'artiste: les traces volontaires de pinçage, de torsions, les pulvérisations à chaud de poudre d'oxydes qui parent le verre d'une pellicule métallique aux reflets nacrés. C'est là toute la magie de Van Lith.
Pour lui donner vie, Violette convoque les mots du créateur, qui est aussi écrivain : " Moi j'aime l'échec, le hasard, la rigueur, la remise en cause incessante, le doute , la réussite, le jeu, l'aisance. Que les autres , par leur regard, décident ; ce n'est pas mon problème . Bon ou mauvais, c'est ma vie qui avance. "
Mon regard de papillon s'arrête sur l'un de ces navires. Posé sur une plaque de verre curviligne, il balance doucement au moindre effleurement, comme s'il tanguait au gré des flots. Van Lith écrivait en 1991, à propos de ce type de navire : " La barque solaire passe...sur le Styx. Mais le rameur rame-t-il avec des faux? Et un dollar en argent suffit il sous la langue pour payer la navigation de notre passage ? "
Un dernier regard sur cette armada de bricks et de broc et je savoure l'ultime impertinence de l'artiste : " Quel plaisir de refaire le monde. Tous les jours. Tous les jours piège à cons pour ceux qui ne comprendront jamais."
Rendez vous est pris pour l'épisode 11 d'ART en Bourboulie...
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Je sais ! La réflexion m'a sagement ramené au bord du précipice : non, je ne sauterai pas. Envisager le pire pour mon propre être, ce serait oublier les conséquences pour Lambda...Plutôt que la trajectoire lourde et définitive d'un bombardier , j'opte pour la grâce absolue d'un planeur. Dépliant mes ailes de nacre, je me laisse porter par les courants invisibles de la salle pour venir me poser , en douceur , sur le dossier du siège occupé par Lambda.
A ma grande surprise , l'assemblé des visiteurs a pris place. Daniel, dans un geste presque rituel, baisse les stores, plongeant le musée dans une quasi-obscurité théâtrale. Sa voix s'élève , s'amplifie en un crescendo magistral pour aller cueillir l'oreille des spectateurs installés en mezzanine.. Le conteur de ces lieux commence son récit:
" Sur internet : un lustre magnifique est à vendre. Une oeuvre monumentale de 3m de haut, enlacée dans une circonférence d'un mètre de diamètre , dotée de 36 points de lumière et de fibres optiques, le tout couronné d'une coupelle étincelante , dorée à la feuille d'or. Le point négatif? La merveille se trouve chez un particulier , à Toulon. Le point positif ? Son créateur n'est autre que le maître verrier Patrick Crespin. Or, j'ai une dent contre ce magicien du feu ; il m'avait promis de rallier notre musée à vélo depuis Limoges..Parti, peut être , mais jamais arrivé ! Quoiqu'il en soit , l'affaire est conclue. Au début de l'automne 2017, le lustre arrive à La Bourboule, sagement rangé dans ses cartons.
C'est alors que mon optimisme vacille. Face à la réalité , je prends conscience du défi herculéen : comment monter cette structure à 5m de hauteur, même avec l'aide de mon voisin Jean-Pierre - le seul Bourboulien envers qui je sois pourtant débiteur?
Retour sur internet. Une autre apparition : un baobab magnifique est mis en vente. Un tronc de plus de 2m , d'où s'élancent 3 grosses branches qui se ramifient en une splendide circonférence. Le point négatif? Il se trouve à Paris. Le point positif ? Mon optimisme est instantanément boosté par une idée folle , une idée digne de la Bourboulie: réaliser l'impossible en mariant le lustre et le baobab !
Hélas , le destin se mêle. Le 17 décembre , un terrible accident de la route envoie mon véhicule à la casse. Heureusement , une bonne fée bourboulienne veillait sur moi et a limité les dégâts corporels. Tant et si bien qu'au printemps 2018, me voilà de nouveau à pied d'oeuvre. Après quelques jours d'un labeur passionné, le géant de métal se dresse enfin , tel que vous le voyez aujourd' hui. "
Le silence se fait. Le doigt de Daniel cherche l'interrupteur. Il appuie .
Que la lumière soit ... et la lumière fut ! L'éclat jaillit , transfigurant le seul , l'unique " Baobab de NOEL " de la ville de La Bourboule !
Waouh ... Quelle splendeur, quelle histoire incroyable ! Quel souvenir impérissable les visiteurs s'apprêtent à emporter dans leur coeur ! Sentant mon être tout entier attiré , magnétisé par ce flot de lumière pure, je paillonne de joie... et je vous donne rendez-vous pour l'épisode 10 de notre conte ART en BOURBOULIE.
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Une étrange dualité se fait jour. Tandis que mon corps de visiteur Lambda écoute Daniel au rez de chaussée, mon esprit -papillon à l'étage s'affole. Le sens de la visite en mezzanine m'a invité à voler du bleu de l'hiver vers le vert du printemps. . Mais j'effectue un looping inversé dans le désir de remonter le temps.
Je vole à contre-courant des saisons allant du bleu-hiver au violet-automne , puis du jaune-été au vert -printemps et dans un vertige chromatique bleu violet jaune vert bleu violet...mes battements d'ailes effacent les années. Soudain , ce voyage temporel me projette au temps où gamin je lisais le Grand Meaulnes d'Alain Fournier.
Etourdi, je chois dans ma propre chevelure de rouquin , en bas, à portée de la voix de Daniel qui commente une peinture pop-art signée Falco, représentant l'icône d'une jeunesse rebelle : James Dean. Un flash fait écho à mes propres souvenirs de rébellion et me projette dans la scène culte du film "La fureur de vivre " aux côtés de Jim, Judy et Plato le gamin aux chaussettesdépareillées, l'une rouge et l'autre bleue.
Je reprends conscience de ma fragile condition pour éviter que la main de Lambda balayant le sommet de sa tête, manque de peu d'écraser le papillon invisible que je suis.
Le guide présente l'oeuvre de Jean-Pierre Seurat datée de 1994, " Personnages fantastiques " et l'oeuvre "La Diva " création du duo Elisabeth Decobert -Francis Bégou, datée de 1994. Dans ces oeuvres le verre y est saturé de bleu, de jaune , de rouge et de vert. Le guide présente le grand totem de 90cm de hauteur conçu de manière modulaire en 3 sections qui se vissent : un véritable tour de force.! Nicolas Laty revendique un naturalisme naïf et ludique dans l'univers de Pop Art. Ensuite le regard se pose sur la voiture bleue et son personnage aux yeux " à la Picasso " de Scott Slagerman.
Viennent enfin 2 moulages en résine: celui de Frédéric Truteau " Mannekin Pis ou Coca-Cola " de la série : syndrome d'influence, au jet d'urine jaune, couleur pastis - Truteau est né à Marseille-représente la réponse de la vieille Europe " à l'impérialisme américain ", et, celui de Sagasse intitulé " Escape " , allégorie de la métamorphose de la JEUNESSE allant vers l'âge adulte.
Dur moment pour un papillon mais quelques mouvements de yoga me mettent au top pour l'épisode 8) du conte ART en BOURBOULIE.
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Je me tiens toujours sur la mezzanine, invisible, aux côtés de la guide. De son geste élégant , elle désigne aux visiteurs les quatre angles de cet espace, introduisant ainsi la thématique des prochaines oeuvres : la ronde éternelle des Quatre Saisons.
Dans le premier angle gîte l'Hiver. Mon regard de papillon frôle le vitrail du maître verrier Serge Elphège. Mais la guide murmure : " Aucun commentaire pour cette pièce, l'artisan fut avenant avant l'achat, mais l'artiste s'est révélé décevant après..." , Le silence se fait l'écho de sa désillusion , et elle se détourne aussitôt vers la vitrine d'en face.
Là, deux oeuvres majeures se font un écho saisissant. La première est une allégorie de l'Hiver, créée par Raymond Corbin, pour la célèbre cristallerie Daum dans les années 1969-1970. Façonnée dans une pâte de verre d'un bleu cobalt monochrome, elle matérialise le froid et la glace. Une femme chaudement vêtue , serrant son enfant contre elle incarne la vulnérabilité humaine face aux éléments, tandis qu'un arbre dépouillé symbolise la nature en dormance.
Tout près la création de Denise Geisen répond à la série Daum. Dans ce bloc de cristal optique , le noir des émaux et la délicatesse de la feuille se heurtent en un contraste saisissant. Cet hiver là donne à voir un arbre dénudé aux teintes gris bleuâtre. Certaines branches , émaillées d'un blanc vif , évoquent le mordant du givre, tandis que la brillance des éclats d'or murmure que la lumière solaire est déjà là, en attente. La proximité de ces deux oeuvres rappelle que l'humain et la nature vivent en parfaite symbiose au fil du temps.
Moi, infatigable papillon , je me hâte pour allez saluer le Printemps comme Charles d'Orléans : " Le temps a laissé son manteau / De vent de froidure et de pluie / Et s'est vêtu de broderie / De soleil luisant clair et beau". "
Mon vol s'attarde dans cette symphonie de verre et de mots, mais je vous promets de revenir tout près de Daniel pour le 7eme épisode de notre conte : ART en BOURBOULIE.
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Un tourbillon descendant me ramène irrésistiblement vers le rez- de chaussée du musée, où une explosion de couleurs captive mes sens en plein vol. Mes ailes de papillon me portent devant l'oeuvre , en forme de sphère, de l'immense artiste Miluse Roubickova, intitulée " Les couleurs de la Terre ".
Cette création magistrale , datée de 2004 ' a eu les honneurs d'accompagner en 2007 , au prestigieux Palais de Tokyo à Paris, les oeuvres des plus éminents maîtres verriers tchèques , dont les noms font rêver les amoureux du verre contemporain. La sphère repose ici sur un grand plat circulaire en verre translucide , orné d'un décor pictural aux taches polychromes. D'un geste fluide , le guide fait pivoter ce plateau ,signé Catherine Zoritchak, déployant sous mes yeux émerveillés toutes les coulées chromatiques dont notre terre est si riche.
Comme un écho à cette symphonie visuelle, le guide nous invite à observer l'oeuvre voisine : la " Clarinette " , façonnée par le souffle de René Roubicek , l'époux de Miluse . Issu d'une célèbre série des années 80 inspirée des instruments de musique, ce cristal vibrant rappelle que René était lui même musicien de jazz talentueux. Attardons nous sur ses propos confidences concernant le travail de verrier : " Lorsque je créais des sculptures en verre , je veillais toujours à privilégier le verre à ma propre gloire, afin qu'il puisse accomplir sa mission et que je puisse être un témoin heureux des miracles qu'il réalise ".
Là où Miluse sème la couleur, René sculpte le son. Un DUO en BOHÊME , où l'art et l'amour se conjuguent au présent, en ce musée.
Ne soyez pas impatients , laissez moi encore butiner d'autres oeuvres pour l'épisode 6) du conte ART en BOURBOULIE.